Blog Post Image: <strong>Les soeurs h</strong> – <em>La vie de Fräulein Erzebeth est une sorte de chaos organisé</em>

Les soeurs h - La vie de Fräulein Erzebeth est une sorte de chaos organisé

Les soeurs hLa vie de Fräulein Erzebeth est une sorte de chaos organisé

Boucle sur écran | 12:01 | Belgique / Suisse

Sous une telle égide, celui d’un prénom marqué – Erzebeth, rejoint quasiment aussitôt par le patronyme Bathory avec sa sinistre réputation de tortures et de meurtres de jeunes filles, pour se baigner dans leur sang – la vidéo flotte sur une espèce d’inquiétude, une inquiétude douce, puisque la première menace est aussitôt repoussée, par le statut affichée de “femme/fräulein” et les manières d’être contemporaines fort éloignées de celles du XVIème siècle… Le titre, en surimpression sur le paysage suisse lacustre et montagnard, poursuit ce léger malaise par une association de mots : le “chaos organisé” en abordant ainsi la décision du film. Il en énonce, en effet, la faille constitutive, puisque rassemblés ces termes forment la périphrase définitionnelle de cosmos : le désordre devenu beau par le calcul d’un dieu mathématicien, ce que Le Timée platonicien défendait comme vision du monde logique. La vidéo porte la formule comme un oxymore, elle pratique cette figure, fondée sur un terme grec qui rassemble ὀξύς / spirituel, fin et μωρός / niais, stupide, ainsi c’est l’improbable, un “malin stupide, ou un spirituel sous une stupidité apparente” qui s’annonce et qualifie le projet.