Blog Post Image: <strong>Fabio Scacchioli / Vincenzo Core</strong> – <em>Miss Candace Hilligoss’ flickering halo</em>

Fabio Scacchioli / Vincenzo Core - Miss Candace Hilligoss' flickering halo

Fabio Scacchioli / Vincenzo CoreMiss Candace Hilligoss’ flickering halo

Boucle sur écran | 13:40 | Italie

Les images détournées du film s’organisent en structures précaires et évolutives, liées à des complots tordus dans un état d’effondrement permanent. Elles visent à provoquer l’explosion d’un système fermé, grâce à un déterminant de l’implosion audiovisuelle. Oubliez tout ce que vous voyez en réalité. Un cri sans raison.
L’œil humain voit le monde grâce aux cellules photoréceptrices de la rétine, membrane sensible à la lumière émise ou réfléchie par les objets alors que la lumière voyage à travers le temps et l’espace à une certaine vitesse. Ainsi, la lumière du soleil prend-elle huit minutes pour parvenir à nos yeux, tandis que celle d’autres étoiles réclame plusieurs années-lumière.
La lumière générée ou réfléchie par un objet ou une personne sur la terre prend un temps particulier parfois court, ainsi une distance – courte, éternelle – se forme entre nous et notre image de la réalité.
Même entre la pensée et l’action, entre la pensée et le langage, il y a ce laps de temps nécessaire à la transmission du signal par l’intermédiaire d’impulsions électriques provenant du cerveau pour rejoindre les différentes parties du corps.
Miss Candace Hilligoss’ flickering halo se consacre à cette distance, à cet intervalle séparant et unissant, le silence entre les mots, le noir entre les images. C’est un film contre les oppositions dialectiques du cinéma, assemblés selon le principe d’incertitude et de l’utilisation du phénomène de la persistance rétinienne comme un outil d’expression.