Blog Post Image: <strong>Kumi OGURO</strong> – <em>Hester</em>

Kumi OGURO  - Hester

Kumi OGUROHester

Photographie | Japon / Belgique

Je suis intriguée par les images des rêves faits juste avant de se réveiller. Il est difficile d’en saisir la logique, rien n’y indiquant l’heure et l’espace restant indéterminé. Dans mon travail, je cherche à composer une atmosphère la plus proche de ces images oniriques.
Durant la prise de vue, tout semble sous mon contrôle : auparavant, je calcule la lumière.
J’examine à l’avance, la lumière (le jour), en fonction de mon planning, je construis une scène et fixe la pose des modèles (féminins), comme si elles étaient des poupées.
Pourtant, je laisse un certain espace pour ce qui arrive durant la prise de la photo: effets de lumière inattendus ou changement ténu dans la pose du modèle…
Le visage des modèles est caché. Il est difficile de savoir si nous voyons un instant figé de ce qui se passait (quoi que ce soit) ou plutôt, si ces jeunes femmes sont en attente d’être réveillées d’un long, long sommeil. Garder cette ambiguïté est pour moi, primordial.
Ces femmes anonymes sont en équilibre sur une ligne mince entre le puéril et le sensuel, le fragile et le destructeur, le tragique et le ludique.

I am intrigued by the images of our dreams just before awakening: it is difficult to find the logic there, there is nothing to indicate time, the space is indeterminate. In my work, I try to create an atmosphere that is quite close to those dream images.
During the shooting, everything seems to be under my control.
I examine the (day) light in advance, according to my planning I build up a scene and fix the pose of the (female) models, as if they are dolls.
Still, I leave a certain space for what happens on the spot: unexpected light effects or a subtle change in the pose of the model…
The faces of the models are hidden. It is not clear whether we see a frozen moment of what was going on (whatever it is) or rather if they are waiting to be awakened from a long, long sleep. It is important for me to keep this ambiguity.
These anonymous women are balancing on a thin line between the childlike and the sensual, the fragile and the destructive, the tragic and the playful.