Appel à projets 2019 – Call for entries 2019

 Appel à projets

XXIIème édition – mars 2019 Toulouse

Traverse XXII,  mars 2019, date de début précisée très bientôt.

L’Expérimental{recherche/art}

Quand un art se dit « installation », il implique une démarche même si on peut regretter cette appellation puisqu’éphèmere, in situ, sculpture mouvante,  prise d’espace, minimalisme d’un grand écran en boucle, en autres figures, il refuse cet asservissement à un lieu, pour un usage fermé. Il a à interroger son rapport avec l’espace, avec ceux qui s’approchent, il se pense en intersubjectivité. Quand un art emprunte un terme ambigu qui connote la prouesse mais qu’il s’émancipe du couple action-réaction/action-résultat ; on peut regretter qu’on l’assimile au spectacle vivant, avec ses règles d’achèvement alors qu’il  est performatif, qu’il est par ce qu’il fait.

Quand le cinéma accroche à son nom « expérimental » ou « différent », il se démarque, il fait déjà acte de décalage avec l’attendu, il ne se plie pas à un usage social normé, il déborde nos habitudes d’acceptation de l’image et du son et se signale par sa recherche d’autres manières de faire film. La vidéo  dut, elle, accrocher le terme « art », s’auto-déclarant de ce champ et réinvestissant cette image en critique du prêt à penser, du prêt à voir, prêt à entendre. Désormais, l’écriture numérique investit un champ de potentialités, en partant de l’outil informatique généralisé, mondialisé pour les pratiques sociales, professionnelles, industrielles …l’art numérique se fraie sa propre initiative hors de la pratique d’usage.

Cela est le fondement des formes actives de l’art comme de la pensée, du faire en art… il est facile de le prouver et ce, paradoxalement, même avant l’appellation dont nous partons. Si tôt, comme un Koulechov revendiqua comme ligne directrice de son projet : « l’étude des possibilités créatrices du montage. J’assemblais « l’inassemblable » je mettais des plans dans le désordre le plus inhabituel et puis je regardais ce que cela donnait. »

Il n’y a art que dans une semblable quête fondamentale. Par définition, l’art crée ce qui n’existe pas, il n’est pas un reflet sage du réel, point pour point… Il est recherche… fondamentale.

Cependant de faux débats y compris chez les inventeurs de formes/discours/pensées, distingueraient recherche et art.  En renvoyant  le chercheur au laboratoire et l’artiste à l’œuvre, ne reviendrait-on pas pourtant subrepticement à un art d’inspiration, à un art de pleine conscience, de muse susurrant la marche à suivre dans le déni de cette inséparabilité de la  recherche et de la création.

Le propos lancé n’est pas historique, il ne réveille pas Leonardo et ses machines, quand la mathématique se faisait base de la cosmétique. Il peut l’être, et alors en langue numérique, former de nouveaux espaces, scruter l’entre-image en algorithmes, calculer le film métriquement.

Il peut inventer ses propres modes, travailler en métaphores et être au moins ou aussi une réflexion de ce qui fait image désormais, sans naïveté.

Et chemin faisant, l’édition 2019 aimerait inviter à réfléchir sur ce qui entraîne  l’art ; emprunte-t-il des chemins voisins de la recherche pensant y trouver l’expression des rapports que l’humain entretient avec le monde ? Ou est-il une recherche à part entière inventant sans cesse de nouvelle formes qui sont à elles-mêmes leur propre expressivité ? Ou ne serait-ce que fascination, nouvelle méduse ?

Versión en español:

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Cuando un arte (a una obra de arte) se (le) llama “instalación”, implica un acercamiento, aunque pueda confundir esta denominación ya que es efímero, in situ, escultura en movimiento que se apropia del espacio, minimalismo en una gran pantalla en bucle. Otras figuras que rechazan la esclavitud a un lugar, para un uso cerrado. (Esta obra artística) debe cuestionar su relación con el espacio, con aquellos que se acercan a él (ella), se piensa en la intersubjetividad. Cuando (una obra artística) un arte toma prestado un término ambiguo, que connota la proeza pero que se emancipa de la pareja acción-reacción-acción-resultado; se puede caer en el error de asimilarlo al espectáculo, con sus reglas de tiempo, mientras que este es performativo. Es por lo que hace.

Cuando el cine se acoge a la denominación “experimental” o “diferente”, se demarca, se posiciona fuera de lo esperado,se aparta del uso social establecido como normal, va más allá de nuestros hábitos de aceptación de la imagen y el sonido, y se señala a sí mismo por su búsqueda de otras formas de hacer cine. El vídeo bajo el término “arte”, se auto manifiesta en esta definición y reinvierte esta imagen en crítica dispuesta para pensar, dispuesta para ver, dispuesta para oír. De aquí en adelante, la escritura digital invierte en un campo de potencialidades, partiendo de las herramientas informáticas generalizadas, globalizadas para las prácticas sociales, profesionales, industriales… el arte digital desarrolla sus propias iniciativas apartado de las practicas de uso

Este es el fundamento de formas activas del arte como pensamiento, de hacer en el arte… es fácil demostrar, paradójicamente, incluso antes de la denominación de la que partimos. Si, como afirmaba Koulechov como principio rector de su proyecto: “el estudio de las posibilidades creativas de la edición. Yo ensamblo lo “incambiable ”, puse los planos en el desorden más inusual, y luego miré lo que ocurría.”

El arte sólo existe en una búsqueda fundamental similar. Por definición, el arte crea lo que no existe, no es un reflejo preciso de la realidad, punto por punto… Es investigación… fundamento.

Sin embargo, los falsos debates, incluso entre los inventores de forma/discurso/pensamiento, distinguirían la investigación del arte. Al enviar al investigador de vuelta al laboratorio y al artista de vuelta a la obra, ¿no estaríamos regresando subrepticiamente a un arte de la inspiración, un arte de la atención, un arte de la musa susurrando el camino a seguir, en la negación de esta inseparabilidad de la investigación y la creación?

La propuesta lanzada no tiene un significado histórico, no quiere despertar a Leonardo y sus máquinas, cuando las matemáticas eran la base de la “cosmétique” (proporción y belleza). Puede, en tal caso el lenguaje digital, formar nuevos espacios, examinar “l’entre-image” y algoritmos, calcular la película métricamente.

Puede inventar sus propios modos, trabajar en metáforas y ser al menos, o también, un reflejo de lo que produce la imagen desde ese momento, sin ingenuidad.

Al paso de esta argumentación, la edición de 2019 nos invita a reflexionar sobre lo que impulsa al arte; ¿tiene caminos cercanos a la investigación, pensando que expresa las relaciones que el ser humano tiene con el mundo? ¿O es una investigación por derecho propio que inventa constantemente nuevas formas que son en sí mismas su propia expresividad? ¿O sólo fascinación, “nouvelle méduse” ?


 

English version: (soon)

 Simone Dompeyre

Présidente et commissaire artistique de Traverse Vidéo

 

 

Date limite d’envoi des propositions : Dimanche 14 octobre 2018

Deadlines for submissions: Sunday, October 14, 2018

Plazo para la presentación: 14 octubre 2018


 

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