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Siyeon Kim City Rhythm

Vidéo | 05:40 | Corée

Séoul est vivante, une ville animée par des jeunes enthousiastes de vingt ans. Mais où sont les vieilles personnes ? On ne voit presque plus personne de la soixantaine. Par ailleurs, les résidents étrangers de longue durée n’effectuent que rarement des déplacements, comme s’ils étaient ancrés à un endroit spécifique. Comme on le voit sur l’écran, les chiffres, les mouvements et les points proviennent tous de nous. Ils nous représentent nous-mêmes. Une myriade de données dessinent les mouvements urbains. Le flux des grandes données relatives à la population de la ville de Séoul a été visualisé à partir de données brutes. Les images tridimensionnelles des points s’apparentent à des particules dérivant dans l’espace. Ainsi supposons-nous que ces points indiquent les mouvements des habitants de Séoul; ce monde de nombres a l’immense pouvoir de nous attirer dans le monde des données en un instant et de nous retenir pendant un certain temps. Est-ce parce que les données sont le produit d’un phénomène bien réel ?

Le projet City Rhythm inclut une session portant le sous-titre LOST; en numérisant la ville avec un scanner 3D, elle en produit une image en nuages de points: nuages de particules de poussière, hallucination éthérée dans un monde virtuel. Partant de l’univers infini des données, nous posons les pieds dans une rue étroite de Séoul; elle paraît encore plus petite qu’un point. L’entité rencontrée peut provoquer un rythme joyeux battant dans votre cœur, un rythme solitaire sans accompagnement ou un rythme trépidant, agité qui doit toujours être quelque part, partout mais ici. LOST porte de tels rythmes. Nous semblons solitaires, nous tenant au milieu de la ville, perdus, sans aucune indication de lieu où nous rendre ni de la manière de parvenir à un autre endroit. Nous sommes ceux qui habitons dans le même espace mais nous ne nous rencontrons jamais. Ne sommes-nous qu’un tout petit point ?

Seoul is alive, a city bustling with eager people in their twenties. But where are the old people? Hardly any people in their sixties are ever sighted. Even more, the long-term foreign residents rarely show any movement, as if they are anchored to a specific location. As you can see on the screen, the numbers, the movements, and the dots are all of us. They represent ourselves. A myriad of data embodies the movements within the city. Based on raw data, we visualized the flow of big data related to the population of Seoul city. The three-dimensional images of the dots seem to take on the form of particles drifting across outer space. Let’s assume that these dots indicate the movements of the people living in Seoul. This world of numbers before us has the immense power to draw us into the world of data in a moment, and so transfixed by it, we are left looking at it for quite some time. Is this because data is the product of a very real phenomenon?

The City Rhythm project includes a section with the subtitle LOST, which shows the image of the city depicted as a point cloud, rendered by scanning the city with a 3D scanner. It seems to be packed with particles of dust—an ethereal hallucination in a virtual world. Departing from the boundless universe of data, we set our feet on one narrow street of Seoul. It felt even smaller than a dot. The entity you come across may be a joyful rhythm beating inside your heart, a lonely rhythm standing unaccompanied, or a hectic and restless rhythm that always has to be somewhere, anywhere but here. LOST embodies such rhythms. We may seem to be lonely beings that stand in the middle of the city, lost, without any indication of where to go or how to get to another place.We are the people who reside in the same space, yet we never meet each other. Aren’t we all just a little dot?

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