Je m’en lave les mains

Anaïs PélaquierJe m’en lave les mains

Vidéo | 06:39 | France
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Eté 1985, devant une peinture de l’école hollandaise à Venise, avec des corps, certains dressés, un autre mort. Le sang s’échappe de la tête de celui qui est mort: « on dirait une grenade », je dis. Cela y ressemblait beaucoup.

2014, Paris, mes mains écorchent et démontent une grenade
Au montage, je retire mes mains : je n’ai rien fait.
Ne restent que les soubresauts heurtés du fruit qui se défait.
La musique s’y juxtapose, dans un jeu de balancements et de déséquilibres.
Le désordre de l’image échappe à la rigueur de Bach.
Le fruit est chair et arme à la fois.
Je m’en lave les mains.

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