Blog Post Image: InCertitudes

Fabrice LerouxInCertitudes

Installation | France

Un vidéo-projecteur caché dans une cheminée vrai ou fausse selon le lieu, au sol une plaque de béton fissuré, sur celle-ci la projection d’une phrase écrite en cendre :

RIEN NE DISPARAIT JAMAIS VRAIMENT

Comme dans un ressac va partir et revenir.

Une boucle infinie où va s’enchaîner apparition / disparition.

De la mémoire des lieux, des corps, de nos blessures narcissiques, nos strates qui nous composent et font de nous qui nous sommes.

Rien ne disparaît jamais vraiment…

Vraiment ?

Comme dans un ressac l’inscription va apparaître puis disparaître. De la mémoire des lieux, des strates qui nous composent et font qui nous sommes. Entre projection et béton fissuré, la douce fragilité de cette œuvre est palpable dès notre arrivée. Le béton semble bientôt poussière. Pourquoi laisser une trace ? Pour soigner nos blessures narcissiques ? La trace de la pensée ? Un rêve de matérialiser l’immatériel.

L’éphémère / l’éternel. Ces deux opposés questionnent l’artiste.

On pourrait confronter deux philosophes :
– Platon pour qui connaître c’est se souvenir.
– Nietzsche pour qui oublier, c’est se libérer du passé, donc pouvoir agir.

« Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages. »
– Jules Supervielle

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