Blog Post Image: Hiatus

Vivian Ostrovsky Hiatus

Vidéo | 06:00 | USA

Méditative  et solitaire, Claire Lispector – 1920 – 1977 –, écrivaine ukrainienne et brésilienne, devient la protagoniste de ce film construit à partir d’une interview que la télévision n’a diffusée qu’après sa mort. Ce qu’elle disait en 1977 reste totalement pertinent et parle fort à tous ceux qui, comme moi, se sentent de plusieurs mondes.

Juste avant sa mort d’un cancer du foie, découvert à un stade terminal, Clarice Lispector a accepté une interview de la télévision brésilienne, à la seule condition qu’elle ne fût diffusée que posthume.
Clarice est née dans un petit village ukrainien, Chechelnik, connu pour ses mystiques juifs, et qu’elle a quitté avec sa famille pour Recife où elle a vécu deux ans. Après la mort de sa mère, alors qu’elle n’a que 9 ans, la famille déménage à Rio. En 1944 elle vit en Europe avec son mari, diplomate brésilien, puis rentre à Rio en 1959, où elle vit à Copacabana pendant de longues années.
J’ai filmé ces images à Copacabana, où j’ai moi-même vécu dans les années 60, comme Clarice. J’ai également intégré des pages dactylographiées de poésie concrète, mouvement emblématique de la littérature brésilienne de cette époque.
La bande-son se nourrit également de musique brésilienne – principalement des années 60 et 70, comme Vinicius de Moraes par Nana Caymmi.

Pourquoi HIATUS ?
Parce que c’est le moment où je me sens vivante
Vivant entre deux villes, travaillant à deux grands projets, réalisant mes montages à distance avec Ruti Gadish, qui vit en Israël alors que je vis aux USA. Dès lors une accalmie s’impose.

Pourquoi Clarice ?
Parce que nous partageons une histoire familiale similaire et des racines brésiliennes et surtout parce que sa personnalité introspective et retirée me fascine, tout autant que son œuvre.

Site de l’artiste