I fiori blu

Guglielmo TrupiaI fiori blu

Vidéo | 25:00 | Italie

Antonio Bergamoni et sa famille, entre les années 50 et 60, ont filmé, assemblé et ajouté du son à neuf bobines de 8 mm. L’une de ces bobines, complètement silencieuse, renferme un groupe d’inconnus, peut-être piégés dans les mauvaises archives cinématographiques.
Une famille qui a perdu son identité rêve de s’emparer des souvenirs de l’autre… Mais qui rêve de qui ?

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Déclaration :

Bergamoni, dans ses films de famille, a méticuleusement décrit les lieux, identifié les nombreux membres de sa famille et expérimenté les médias audiovisuels de son temps ; une annotation continue et libre de la vie.
Les héritières de ses archives – les deux filles Antonia et Rosa – ont contribué à contextualiser davantage les images ; mais lorsqu’elles sont tombées sur les séquences de la bobine orpheline, un court-circuit les a presque obligées à associer les images à leurs expériences de vie, jusqu’à ce que les preuves soient trop fortes et qu’elles se rendent :
« Je ne connais pas ces gens ».
Le film interroge ces séquences par une approche onirique, à partir d’une problématique concrète : à quel point est-il important de se mettre en scène quand les images risquent de perdre leur identité d’origine, pour finalement devenir la mémoire de quelqu’un d’autre ?

Antonio Bergamoni and his family, between the 50s and the 60s, filmed, assembled and added sound to nine 8-mm reels. One of these reels, completely silent, encloses a group of unknown strangers, maybe trapped in the wrong film archive.
A family that lost his identity dreams to seize the other one’s memories…But who is dreaming who?

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Statement:

Bergamoni, in his home movies, meticulously described the places, identified the numerous family members and experimented with the audiovisual media of his times; a continuous and free annotation of life.
The heirs of his archive – the two daughters Antonia and Rosa -have further contributed to contextualize the images; but when they came across the sequences of the orphan coil, a short circuit almost forced them to associate the images with their life experiences, until the evidence was too strong and they surrendered:
“I don’t know these people”.
The film interrogates these sequences through a dreamlike approach, starting from a concrete problematic: How much is important to put our self on stage when the images risk to lose their original identity, eventually becoming some one else’s memories ?