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Vivian OstrovskyUnsound

Vidéo | 04:02 | Etats-Unis

Unsound joue habilement sur la double réalité : film non-sonore, il suggère avec humour l’instabilité, le « non-sens » de l’expérience. Rassemblant un large éventail de fragments de films historiques – de Tarzan, l’homme singe de 1932 à Lisbonne Story de Wim Wenders, 1994 –, Vivian Ostrovsky suggère que les images muettes secrètent leur propre son. Des appareils d’écoute de taille absurde sont jumelés à l’éclatement d’un verre de vin ; l’on « entend » les sons des radios d’époque, de films d’horreur, de personnes dansant sur une musique, paradant avec un groupe ou s’amusant sur une plage – sans même un seul mot parlé ou une seule note musicale. Des citations du compositeur Morton Feldman, du cinéaste Robert Bresson et des philosophes John Berger et Susan Sontag apportent une charmante gravité à cette incursion capricieuse dans le monde du silence bruyant.

Unsound plays cleverly on dual realities: it’s a silent film and it wittily suggests the instability, the “unsoundness” of experience. Collaging a wide array of historical film snippets (from TARZAN THE APE MAN, 1932 to Wim Wenders’s LISBON STORY, 1994), Ostrovsky suggests that silent images have their own inherent sound. Absurdly large listening devices are paired with the shattering of a wine glass; we can “hear” the sounds of vintage radios, horror movie screams, people dancing to music, or parading with a band or romping on a beach – without so much as a single spoken word or note of music. Quotations from composer Morton Feldman, filmmaker Robert Bresson, and philosophers John Berger and Susan Sontag give charming gravitas to this whimsical foray into the world of noisy silence.

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