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Renata Poljak Partenza

Vidéo | 11:00 | Croatie

Partenza exprime la fragilité de l’existence humaine. Au début du XXème siècle, il était habituel mais traumatisant pour les hommes de quitter les îles croates principalement, à destination de l’Amérique du Sud, poussés par la pauvreté et de la faim. Le film s’inspire de l’histoire de l’arrière-grand-mère de la réalisatrice qui vivait sur l’île de Brač et dont le mari s’est rendu au Chili à la recherche d’un emploi pour assurer l’avenir de sa famille. Comme de nombreuses femmes de l’île, elle a attendu son mari qui, comme beaucoup d’hommes, n’est jamais revenu. Partenza, le départ en italien retenu par de nombreux dialectes insulaires et côtiers croates, aborde sans mots par le déplacement de corps le long du rivage, scandé par le ressac, ces histoires de départ, d’attente et de séparation induite par cette migration en creux, il fait signe vers la migration comme synecdoque de l’insécurité globale; de la société contemporaine. En effet, la réalisatrice relie à l’histoire de la Croatie du début du XXème siècle – son histoire – celle des réfugiés africains et asiatiques d’aujourd’hui. En rappelant que l’histoire de migrants et dès lors de réfugiés se répète tout au long de l’histoire, Partenza suggère très puissamment combien la condition humaine est fragile et sensible aux changements politiques, économiques et sociaux.

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