Blog Post Image: Fluorescent

Avner Pinchover Fluorescent

Vidéo | 02:00 | Israel

Une ampoule fluorescente est tirée par un canon à grande vitesse contre un mur. A 3000 images/seconde et au dernier moment, elle apporte enfin sa lumière intérieure.

Dans Fluorescent, Pinchover réagit en projetant un tube fluorescent contre un mur, comme il le faisait quand il était adolescent. La mémoire du corps motive cette action mais dans sa nouvelle version, l’ampoule est tirée d’un canon à air haute pression et non lancée à la main.
La lampe fluorescente est associée à l’éclairage institutionnel, on la retrouve dans les salles de classe, les entrepôts et les usines – des lieux où l’efficacité et l’économie sont considérées comme plus importantes que la qualité de la lumière. Sa forme allongée – en contraste avec la forme interne de sa contrepartie incandescente – transforme l’éclatement en un processus durable d’effondrement sur lui-même.
Ce type de lampe est une lampe à décharge et l’artiste en use curieusement, ce qui l’amène à découvrir l’apparence de la fragilité, de la disparition et de la détente. Et ce, en trois moments : la tension silencieuse avant l’impact, le moment du choc et la désintégration de l’objet en une chute de particules et d’étincelles. Cette structure est amplifiée par l’extrême ralenti des 3000 images/seconde. La lumière encapsulée dans l’ampoule n’est pas annulée mais plutôt libérée de son réceptacle.
Ce travail porte en lui, la détresse grise, monochromatique de la destruction par l’homme mais aussi l’émerveillement devant ce qui s’avère magique pour les non-initiés. Le son, composé lors du montage, amplifie l’exaltation devant cette création agressive. Un acte qui porte la potentielle innocence, avant qu’elle ne s’effondre en signification et qui fusionne destruction et beauté.
Gili Zaidman, texte de l’exposition Le principe de superposition.

A fluorescent bulb is shot from a cannon at high speed against a wall. At 3,000 frames per second and in its last moment, it can finally shed its inner light.
curator Gili Zaidman:
In Fluorescent Pinchover reenacts hurling a fluorescent tube against a wall, as he used to do while he was a teenager. The body’s memory is the motivation for the present action, but in the recreation, the bulb is shot from a high-pressure air cannon rather than thrown by hand.

The fluorescent lamp is associated with institutional lighting, found in classrooms, warehouses and factories—places where efficiency and thriftiness are considered more important than light quality. Its elongated form – in contrast with the centered form of its incandescent counterpart – makes the shattering a durational process of collapse into itself.
This type of lamp is a discharge one, and the artist uses it curiously, leading him to discover appearances of fragility, vanishment and detensioning. The video has three parts: the quiet tension before impact, the moment of the crash, and the disintegration of the object into a fallout of particles and sparkles. This distinct structure is amplified by the extreme slow-motion in which it is filmed: 3,000 frames per second. The light encapsulated in the fixture isn’t canceled but rather set free from its receptacle.

The work carries a gray, monochromatic distress of human-made destruction, but also wonderment in front what might appear as magic to laypersons. The sound layer, composed during editing, emphasizes the exhilaration in front of this aggressive creation. A deed that carries potential innocence, before its collapse into meaning, which fuses destruction and beauty. (from the exhibition text of The Principle of Superposition)

Site de l’artiste