Les soleils se couchent à l’ouest

Myriam Jacob-Allard Les soleils se couchent à l’ouest

Vidéo | 01:57 | Canada

Si la country puise son style à diverses sources folkloriques d’origines européennes ou au Gospel des Noirs américains, les débuts du parlant appréciant la chanson, Hollywood intégra dans ses nombreux westerns, de nombreux cow-boys chanteurs et depuis « Country » est quasi synonyme de cow-boy. Pour preuve, la majorité des festivalières de Au Cœur du Country, documentaire réalisé par la même réalisatrice, expliquent leur attachement à cette musique, habillées dans ce style, festivalières. Les soleils se couchent à l’ouest prétendrait à cette adhésion si ce n’est son pluriel « soleils » qui s’éloigne du paysage attendu et si on ne connaît pas Maman, ne t’en fais pas, variation sur le rapport à la mère et la Country, où la réalisatrice Myriam Jacob-Allard, sur un air idoine, tient la guitare dont elle ne touche cependant pas les cordes. Quant à cette vidéo, elle préfère le footage, double de son et d’images indépendants. Un mot se répète sous des couchers de soleil à travers le monde, sur les villes patrimoniales, sur les mers et les terres, sur les montagnes et sur les plaines et tous empruntés à des vidéos amateurs sur Internet. Soleil couchant cercle doré, pris par les brumes, miroitement reflété, orangés et jaunes s’y nuancent ou explosent. Ce mot « maman » détonne tant il ne correspond pas aux topoï du western, pourtant le nombre de variations, voix masculines et féminines, prouve sa récurrence dans les chansons country western québécoises.
Parfois triste et lentement énoncé, parfois ému et sentimental, le terme garde des traces de ses origines… la partition suit le decrescendo d’une chanson, traînant sur la dernière syllabe. On y soupçonne aussi un rapport affectif mais plein d’humour avec sa propre mère.

Simone D.

Site de l’artiste