from time without beginning

Lorenzo Gattornafrom time without beginning

Vidéo | 6:40 | États-Unis
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« La Mort en Kashi est ‘libération’ » – Mort en Banaras, Jonathan P. Parry, 1994

Empédocle, dans son poème sur la Physique et ce qui purifie, a parlé des « éléments non-générés » (feu, eau, terre, air), « qui n’ont jamais eu de commencement ou de fin » et desquels « toutes les choses qui ont été et seront, et les choses qui sont » sont nées ; il a aussi parlé d’un temps sans commencement d’ailleurs. Mélangeant des dichotomies et la complémentarité, Lorenzo Gattorna filme les piliers élémentaires du monde et les maintient ensemble grâce à ceux du cinéma : la lumière, l’obscurité, le noir et blanc, la couleur, l’abstrait et le figuratif, le film brut. Ce dernier en particulier est montré nu, un atome d’images, de matière pure, de lumière pure, d’espace pur. Ce monde, filmé par les cinéastes, n’est pas très différents de celui d’Empédocle, et pourtant il n’en a pas assez d’être représenté.

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‘Death in Kashi is « liberation »‘. – Death in Banaras, Jonathan P. Parry, 1994

Empedocles, in his Physical and lustral poem, spoke of « non-generated elements » (fire, water, earth, air), « which never have a beginning or an end » and from which « all the things that were and will be, and the things that are »were born; he also spoke of a time without beginning, actually. Rubbing dichotomies and complementarity, Lorenzo Gattorna films the elemental pillars of the world and holds them together with the elementary ones of cinema : light, dark, black and white, color, abstraction and figuration, raw film. The latter in particular is shown naked, an atom of images, pure matter, pure light, pure space. This world, filmed by filmmakers, is not very different from Empedocles’s, yet it has not had enough of being represented. »

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