BreaRth titre une série de tableaux interactifs empruntant les motifs de la nature morte afin d’amener par le regard et l’esthétique à s’interroger sur les questions géo-écolo-politiques actuelles.
En hauteur, un écran géant encadré de bois évoque immédiatement une peinture monumentale composée d’éléments pourris, fanés, fondus.
Alors que le regardeur.se s’approche, un faisceau de lumière éclaire le tableau. La peinture s’anime : les pétales s’envolent pour se rattacher à leur tige, la pourriture s’annule et les fruits retrouvent leurs couleurs. Quelques notes de clavecin s’égrènent.
Les déplacements devant la pièce dirigent le faisceau qui éclaire différents composants qui reprennent alors vie, mais se fanent ou pourrissent à nouveau dès que la lumière les quitte.
Un.e second.e visiteur.se s’approchant, un autre faisceau apparaît sur la peinture. Ensemble, les spectacteurs.trices provoquent plus de vie alors que la musique s’enrichit et devient plus mélodique.
BreaRth attire l’attention sur les problèmes environnementaux.
Son interactivité confronte tout un chacun à ses responsabilités, l’induit à se questionner sur son engagement
Le rythme de son animation apaise tout en insufflant confiance.

