Page 182 - Catalogue 2026
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INSTALLATIONS  ENSAV

meut, s’agrandit, se lève, elle occupe le champ sans autre raison affichée que d’être. Être femme.
Elle prend l’espace lancé par la mathématique et quand le texte appelle poétiquement les
déesses, les planètes sœurs, ce sont autant de fleurs fermées au bouton, en graine et gousse, en
excroissance, qui voguent, puis tournent selon le schéma du mouvement des planètes.
Planètes sexes de femmes, qui tournent, s’agrandissent jusqu’à saturer l’espace, fleurs sexes de
femmes au pistil-clitoris approchés au plus près, résultat de l’hybridation de sexes de femmes et
de formes génératives.
Les phrases se déployant en poésie ont de même, pour origine l’écriture chat-GPT-V2. Elles
s’écrivent après des silences, eux-mêmes suivant des sons indistincts au départ avant une telle
conceptualisation et selon la suite chaos-Cosmos.
Et le plaisir du nombre se déploie et celui de la pensée conquise en cette conception Noé
Balthazard– Chat-GPT quant à l’orgasme si le conceptuel est jouissif qu’il reste aussi de l’ordre du
sensuel.

                                                                                                          Simone Dompeyre

   Fulvia Nicolini, ...poser les apparences, 2023 (IT / FR)

                                                                              Comme celles des momies, sept
                                                                       bandelettes de sept mètres chacune déroulent
                                                                       au sol le labyrinthe de la mémoire de l'artiste,
                                                                       Fulvia Nicolini. Sur un filet de tarlatane, des
                                                                       dessins, des estampes tels des photogrammes
                                                                       ont été collées : réalisées sur papier japonais,
                                                                       elles sont l'écho dans leurs dimensions et
                                                                       parfois leur répétition, de ces longs serpentins
                                                                       qui font l'ossature projetée d'un film auquel
                                                                       elles peuvent parfois renvoyer, en redupliquant
                                                                       les images. Ainsi s'éprouve matériellement
                                                                       la force des souvenirs intimes de l'artiste. Le
                                                                       geste pictural, en noir, donne ainsi forme et
                                                                       vie à ces images que le film projette, images
   immatérielles qui n'ont d'autre existence que les gestes de l'artiste qui découpe, peint, réalise ces
   gravures.
   Dans la matière du film, surexposée et que le film a recouvert par superposition, le labyrinthe
   de la mémoire s'ouvre. Il se dépose, quasiment imperceptible, immatériellement là. Les images
   s’appréhendent mieux grâce au QR code qui jouxte l’installation. S’y dévoilent en partie les
   déambulations de l'artiste qui filment en plongée des motifs placés sous le signe du cercle. Le
   noir et blanc des bouches d'égout, des formes inquiétantes comme celle d'un panneau interdisant
   l'accès « Sauf aux convois funéraires et nuptiaux » apporte du plus inquiétant à la bande sans
   son hormis en coda avec des glouglous de bonde de lavabo. L'image flotte, en superpositions de
   formes à peine visibles, apparitions fragiles et précaires, de l'image d'un temps qui serait presque
   celui de la fin : une bouche d'arrivée de gaz.
   Cette projection immatérielle sur le sol où les bandelettes se déploient renvoie aux questions

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