Jeudi 12 mars 2026, 12h30-14h
Lycée Ozenne
9 Rue Jean-Baptiste Merly, 31000 Toulouse | Métro : Jeanne d’Arc | ÔVeloToulouse : Arcole-Merly
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Action performative avec les élèves et projection
Entrée libre et en présence d’artistes
Exposition du 12 au 31 mars, sur rendez-vous
Semer des désirs de films différents, ouvrir l’art au jeu et à la question. Ainsi une performance fait-elle musique de jouets d’enfance et montre le « comment ». Dans la salle-culture, le grand écran s’anime de fables IA, d’images déformées, de collages et de matières. En plus petit format, en boîte, des mains s’approchent, un aquarium s’y partage puis se brise, comme autant de métaphores fragiles de nos gestes humains. Des films venus d’ici et d’ailleurs, et des artistes présents pour le dialogue.
Projection
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Yauheni Hlushan – Walking with UFO, 2022, film, 9’51, (BY)
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Théophile Farant & Adrien Blanchard – Samedi 15 – Dimanche 16, 2025 film, 10’18 (FR)
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Sandrine Deumier – DEEP-SKIN – à fleur de peau, 2025, film, 9’20 (FR – Occitanie)
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Maria Korporal – Song of the Open Road, 2025, film, 8’38 (DE)
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Giorgia Volpe – Pulsations, 2025, film, 0’40 (CA)
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Le Centre de Recherche Évasif – Le vivier, 2013, film, 2’28 (FR – Toulouse)
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Fran Orallo – zoo, 2025, film, 4’35 (GB-SCT)
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Luis Carlos Rodríguez – TEXtrucTURAS (huMANas), 2024, film, 8’56 (ES)
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Jean-Michel Rolland – Chironomies : Vasily Petrenko ; Barbara Hannigan ; Fabio Luisi, 2025, installation (FR)
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Christian Niccoli – Sprachlos (Speechless), 2024, film, 3’19 (DE)
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Moussa Sarr – Amertume, 2025, film, 20’44 (FR)
Performance
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Paola Mollet – Troubad et ses jouets à dynamos / feu guitares-vidéos, Performance (FR- Toulouse)
Jeudi 12 mars 2026, 14h-15h30
Atelier avec 3 artistes
Entrée libre
Nous aimons partager non seulement nos émois provoqués par l’art expérimental mais aussi le savoir des manières de faire des artistes de l’expérimental. Et cela, lors de tables rondes mais aussi avec cet atelier où trois artistes de trois pays de trois approches différentes après projection sur le mur de fragments de films, discutent avec vous de leur pratique, répondent aux questions tous azimuts, loin de tout formalisme…
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Michel Depatie
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Karyna Baratava
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Samuel Brien
Michel Depatie — Artiste canadien, photographie et réalité augmentée – exposé à Ombres Blanches — a une pratique artistique depuis plus de 20 ans. Son travail, principalement axé sur la photographie, la gravure, la vidéo et l’installation a été exposé à de nombreuses reprises tant au Québec qu’à l’étranger. Son travail pose une réfexion sur nos pratiques perceptives et les relations du spectateur à l’image. Il a réalisé de nombreuses installations vidéos alliant poésie et danse. Il expérimente depuis 2021 les pratiques flmiques immersives et la réalité augmentée en les intégrant à des projets multidisciplinaires.
Karyna Baratava — Artiste et commissaire artistique biélorusse, avec traduction en français — est une citoyenne biélorusse résidant actuellement en Pologne. En 2023, elle obtient un master en arts médiatiques à l’Académie des arts de Wroclaw et organise son exposition solo Zolf en juillet de la même année. Elle s’appuie sur sa thèse de master portant sur le contrôle patriarcal du corps des femmes à travers les pratiques capillaires, l’épilation en Occident et le port du voile en Orient, en se basant sur des recherches théoriques en sociologie, psychanalyse et culture visuelle. Elle s’inspire de son expérience personnelle sur une plage réservée aux femmes iraniennes, et crée une œuvre vidéo intitulée Zolf, une installation, The Docile Body et un portrait cyanotype nommé Patriarchal Portrait. Ces œuvres reflètent les thèmes de la surveillance, de la discipline et de l’invisibilité. Zolf reconstitue un espace interdit derrière une clôture, en combinant des images mises en scène, de la modélisation 3D et de la poésie iranienne. The Docile Body visualise la soumission à travers des perruques suspendues, évoquant l’absence et le contrôle. Patriarchal Portrait utilise du papier fait main dans lequel des cheveux ont été incrustés pour explorer la mémoire et l’effacement liés au genre. Le projet fusionne la théorie critique et la pratique médiatique pour examiner comment l’identité féminine est façonnée et contrainte à travers les cultures. Ces dernières années, Karyna Baratava a été active dans les domaines du théâtre et de l’art vidéo. Elle participe à plusieurs expositions en tant qu’artiste vidéo, notamment Random Check (Wroclaw, 2022, 2023), Don’t Make Yourself at Home à la MD_S Gallery (Wroclaw, 2023) et Limbo à Projektownia (Wroclaw, 2023). Elle collabore en tant qu’artiste vidéo avec le Théâtre Kryly Khalopa (Biélorussie) et le Théâtre social biélorusse (ECLAB).
Après une licence de Mathématiques, un master de Philosophie des Sciences et un master en Création Audiovisuelle, Samuel Brien — artiste toulousain, installation – exposé à la Chapelle des Cordeliers — commence à se plonger dans les métiers de l’image, en naviguant entre plusieurs univers : la vidéo de vulgarisation scientifique, le court-métrage de fiction, le documentaire, la photographie, et pour la première fois avec le projet Murmurations, l’installation. “Bien souvent, un projet artistique est susceptible de se dessiner à mes yeux dès lors que j’entrevois la possibilité de faire vaciller en moi, au moins momentanément, l’exiguïté des rapports que j’entretiens avec le monde.” Dans une démarche qui emprunte beaucoup à la science, Samuel Brien aime les processus qui bousculent nos certitudes, nos convictions, pour, à travers l’acte créatif, faire émerger de la complexité et de nouvelles manières d’appréhender ce qui nous entoure.
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À 10 ou 12 ans, j’étais en vacances avec ma grand-mère. En revenant d’une promenade, juste derrière la maison, à environ 10 mètres, j’ai remarqué une lueur inhabituelle. Un bruit accompagnait cette lueur. Après avoir observé ce miracle pendant un moment, je suis allé dans la maison pour appeler ma grand-mère et partager avec elle ce que j’avais vu. Mais lorsque nous sommes sortis, l’extérieur était déjà calme et paisible. Tout cela s’est passé un soir d’août, à la campagne, près de la rivière.
J’ai beaucoup travaillé sur ce que j’avais vu et j’ai réalisé une animation combinant la technique du dessin analogique sur film et un collage d’anciens décalcomanies. Le son est une improvisation originale créée avec un vieux synthétiseur et accélérée dans un programme informatique.
J’ai utilisé un style de dessin primitif, rappelant les peintures rupestres (pétroglyphes), et la manière obscure dont les peuples anciens représentaient des événements sur les parois des cavernes, ce qui est lié à l’hypothèse pseudoscientifique du paléocontact (paléonautique, anciens astronautes) dans laquelle je me suis plongé.
https://vimeo.com/yauhenihlushan
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Un groupe d’amis passent ensemble la journée du samedi 15 mars 2025 au dimanche 16, mais ça aurait pu tout aussi bien être le mercredi 18 ou le vendredi 7 d’un autre mois d’une autre année. La banalité fait se ressembler les jours et endort l’attention. Mais sous l’évidence de la familiarité se dissimule une inquiétante étrangeté, celle évoquée par Freud, et qui s’éclaire d’un jour nouveau avec l’IA générative et sa “vallée de l’étrange”…
À première vue, rien de remarquable : un jour passe comme les autres. Cependant, cette apparente simplicité, cette familiarité troublante est grâce à l’IA générative. Sous cet écho particulier de l’“inquiétant familier” de Freud -”uncanny” en anglais- sourd le caractère acquis de la vie quotidienne. Derrière l’évidence du quotidien, se cachent l’arbitraire et l’étrange. En exploitant à outrance le banal, Samedi 15 – Dimanche 16 encourage à regarder le monde sous un prisme nouveau. Ce qui semble d’abord trivial ou prévisible révèle lentement son mystère tranquille.
L’IA porte le film : 95 % des vidéos qui le composent ont été générées par IA à partir de photos prises au cours de cette journée du samedi 15 mars, créant ainsi une sorte de pixilation continue. Ce processus a donné vie à l’ordinaire d’une manière troublante, évoquant l’effet psychologique de la « vallée de l’étrange » : plus un humain numérique ressemble à une personne réelle, plus l’expérience du spectateur est effrayante..
Il en résulte une tension entre l’immobilité et le mouvement, la présence et l’absence, qui fait écho à la question centrale du film, à savoir ce qui se cache sous la surface du quotidien. En animant le banal par des moyens artificiels, il cherche à réactualiser le concept d’étrangeté de Freud, tout en faisant un geste vers la perturbation de notre sens de la réalité par l’IA : ce que nous voyons est-il réel, une apparence ou quelque chose d’autre ? La technologie ne devient pas seulement un outil, mais une couche thématique – approfondissant l’exploration de l’étrangeté familière à la fois dans le contenu et dans la forme.
https://vimeo.com/theophilefarant
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DEEP-SKIN – à fleur de peau choisit le genre de l’anticipation alors que deux figures engagés dans un dialogue en ligne ont la possibilité d’explorer un nouveau mode d’intimité où le toucher n’a plus de raison d’exister, mais où d’autres modes de relation existent grâce à une autre peau, plus à même de toucher émotionnellement et psychologiquement l’esprit humain : une sorte de peau encore plus tactile, connectée à des profondeurs émotionnelles nouvelles.
Si les nouveaux modes de relations en ligne ouvrent une quasi-réelle intimité, que révèle cette intimité aseptisée où les corps réels se transforment en corps-écrans ? Qu’est-ce qu’un sentiment de distance zéro entre des corps qui n’ont plus d’existence ? Qu’est-ce qui est manquant dans ce genre de relation et qu’est-ce qui est nouveau dans ce mode d’existence ?
La solitude des écrans menace-t-elle réellement nos vies réelles ? L’abandon du corps n’est-il pas ce que l’humanité a longtemps toujours désiré ? Nos identités numériques lisses et filtrées ne sont-elles pas le choix secret que nous avons fait ? Et si, au contraire, les identités numériques permettaient d’imaginer de nouvelles manières de s’inventer des corps et d’explorer de nouvelles manières d’être ?
Avec le soutien de Absolut Space AIR (Taïwan).
http://sandrinedeumier.com
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« Song of the Open Road / Chant de la route ouverte » s’inspire du poème éponyme de Walt Whitman. Une figure ailée – l’artiste elle-même – parcourt une minuscule planète, tandis que des fragments de vers de Whitman apparaissent au sol et dérivent dans le ciel.
Des dessins au fusain émergent des transformations progressives : les lignes s’animent, se condensent en planètes, se dissolvent à nouveau en visages, êtres hybrides et spirales de figures interconnectées. Par le jeu des techniques numériques 2D et 3D et de la vidéo à 360°, une métamorphose continue se déploie, reflétant à la fois l’aspiration humaine à la liberté et l’expérience des limites.
Ces transformations incessantes font écho à notre époque : menaces et crises qui perturbent des horizons en apparence sûrs, mais aussi moments inattendus de beauté, d’espoir et de solidarité. Le ciel apparaît non seulement comme un espace d’immensité et de transcendance, mais aussi comme une surface de projection pour nos peurs, nos désirs et notre besoin humain de connexion. Ainsi, une vision de solidarité et de fraternité se dessine – un voyage partagé sur la route ouverte de la vie.
« Song of the Open Road » is inspired by Walt Whitman’s poem of the same title. A winged figure – the artist herself – walks across a tiny planet, while text fragments of Whitman’s verses appear on the ground and drift through the sky.
From charcoal drawings emerge gradual transformations: lines begin to move, condense into planets, dissolve again into faces, hybrid beings, and spirals of interconnected figures. Through the interplay of 2D and 3D digital techniques and 360° video, a continuous metamorphosis unfolds, reflecting both the human longing for freedom and the experience of limitation.
These ongoing transformations mirror the condition of our time: threats and crises that break into seemingly secure horizons, but also unexpected moments of beauty, hope, and solidarity. The sky appears not only as a space of vastness and transcendence but also as a projection surface for our fears, desires, and the human need for connection. In this way, a vision of solidarity and togetherness emerges – a shared journey along the open road of life.
https://www.mariakorporal.com/
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Pulsations est une œuvre processuelle qui explore l’identité à travers la transformation et l’interconnexion entre mon corps et le végétal. Ce projet repose sur l’idée d’autoportrait, où je détourne et transfigure ma propre image dans un rituel de métamorphose. À partir de ma photographie de passeport—une image rigide, normée, dépourvue de singularité—je développe une pratique de collage qui me permet d’habiter cette fixité et de la transformer. Depuis le confinement, j’ai progressivement intégré des fragments végétaux sur mon visage, abolissant les frontières entre mon corps et les plantes domestiques.
Mes yeux, seuls éléments qui conservent leur stabilité, deviennent le centre d’une subjectivité mouvante, un point d’ancrage au sein d’un flux organique. À travers ce processus, j’esquisse une identité hybride, en constante évolution, où le végétal s’entrelace avec ma peau, brouillant les limites du portrait traditionnel. Chaque séquence s’avère une pulsation, une respiration imprimée dans la matière vivante, révélant une identité qui ne cesse de se transformer.
Cet autoportrait mouvant et hybride dépasse le simple jeu esthétique pour devenir une réflexion sur la mémoire et la résilience. Les plantes, toujours en adaptation, évoquent une identité fluide et sensorielle qui se construit dans l’échange plutôt que dans une catégorisation figée. Elles insufflent une dimension tactile à l’image, prolongeant mon exploration du vivant et du mutisme de l’image figée.
Dans un monde saturé de portraits numériques formatés par les algorithmes, Pulsations se positionne à contre-courant en célébrant l’imprévisible et la transformation organique. Face aux enjeux écologiques et aux représentations figées de l’identité, mon travail cherche à réinventer le lien entre l’image et le vivant, offrant une vision où l’identité devient mouvement, porosité et fusion.
https://giorgiavolpe.net/
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VIVIER, subst. masc.
« Bassin d’eau constamment renouvelée, aménagé pour la conservation, l’engraissement et l’élevage de poissons et/ou de crustacés.
Au fig. Milieu favorable au développement d’idées, d’idéologies ou de personnes. »
Avec Le Centre de Recherche Evasif qui réunit des artistes en un atelier dans un lieu improbable sur un temps donné. Le lieu choisi devient place et prétexte à la création d’une œuvre commune.
Catherine Burki, Jessy Gemayel, Mezli Vega & Gaëlle Villedary
et avec le soutien technique de Hatim Elmrini
https://centrederechercheevasif.blogspot.com/
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zoo, fable dystopique et post-apocalyptique aux paysages sombres et surréalistes, mêlent des formes hybrides anthropomorphiques et zoomorphiques. Des bugs, de l’intelligence artificielle et des images prises à Internet, composent un collage numérique, métaphore de la dérive vers laquelle va la société contemporaine. Le changement climatique et les modes de vie extrêmes que nous sommes contraints d’adopter en conséquence généreront de nouvelles formes de subsistance et un monde de formes post-contemporaines.
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The video is a dystopian and post-apocalyptic fable of dark and surreal landscapes that mixes hybrid anthropomorphic and zoomorphic forms. The work has been generated with a mix of glitches, AI, and images taken from the internet, developing a digital collage that is a metaphor for the drift contemporary society is heading towards. Climate change and the consequent extreme ways of life that we are forced to adopt will generate new forms of subsistence and a whole world of post-contemporary forms.
https://franorallo.wixsite.com/video
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TEXtrucTURAS (huMANas) continue la recherche artistique et instrumentale de l’artiste en collaboration avec l’intelligence artificielle. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche en arts audiovisuels cherchant à transposer des concepts expressifs et émotionnels en images animées, et pour ce faire, se passe délibérément d’aspects formels, narratifs et structurels.
Dans ce qu’on appelle l’intelligence artificielle pour les graphiques, tous les modèles sont conçus pour répondre de manière réaliste et hyperréaliste à toute proposition faite, qu’il s’agisse de texte, d’image ou de vidéo.
Afin d’éviter certaines incohérences dans ce processus, de multiples outils sont ajoutés aux modèles pour renforcer l’apparence de réalité qui améliore les visages, les mains, les poses, les mouvements, etc.
TEXtrucTURAS (huMANas) résulte de la génération d’incohérences dans l’algorithme et dans le processus créatif (au moyen de textes, d’images et de vidéos) et dès lors, dans ses résultats graphiques, afin de générer abstraction, modulation et texturation.
TEXtrucTURAS (huMANas) est une tentative de domestication des outils de l’intelligence artificielle au service de l’expression artistique, et dans ce cas précis des arts audiovisuels.
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TEXtrucTURAS (huMANas) is an artistic_instrumental research work with Artificial Intelligence and is part of a research project, in Audiovisual Arts, that tries to transfer expressive and emotional concepts to the screen with moving images, so it deliberately lacks formal, narrative and structural aspects.
In the so-called Artificial Intelligence for graphics, all models are designed to respond in a realistic and hyper-realistic way to any proposal made, whether text, image, or video.
In order to avoid some incongruities in this process, multiple tools are added to the models to reinforce the appearance of reality that improve faces, hands, poses, movements, etc.
TEXtrucTURAS (huMANas) is the result of generating incongruities in the algorithm and in the creative process (by means of texts, images and videos) and therefore in its graphic results, to generate abstraction, modulation and texturisation.
TEXtrucTURAS (huMANas) is an attempt to domesticate the tools of Artificial Intelligence at the service of artistic expression, and in this case of the audiovisual arts.
https://bellasart.es/
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« Chironomies » dénomme une série en cours de films s’intéressant de très près à l’esthétique de la gestuelle des chefs d’orchestre.
Les captations des œuvres musicales retenues sont travaillées, découpées afin que ne subsistent certains mouvements pertinentes. Les corps, délestés du superflu et démultipliés, font des traces qui dessinent des motifs propres à chaque chef d’orchestre pour autant de recompositions visuelles et musicales qui naviguent entre figuration et abstraction.
Vasily Petrenko, nommé directeur artistique de l’Orchestre symphonique de la fédération de Russie «Evgeny Svetlanov» en 2021, après en avoir été le principal chef invité depuis 2016 et le directeur artistique à partir de 2020, en démissionne le 2 mars 2022, pour protester contre la guerre menée par la Russie en Ukraine et annonce que sa décision ne sera pas remise en cause tant que la paix ne sera pas rétablie…
Barbara Hannigan, née le 8 mai 1971 à Halifax, Nouvelle-Écosse, au Canada, est et soprano et cheffe d’orchestre; elle dirige La Gaîté parisienne d’Offenbach et l’Orchestre philharmonique de Radio France.
Fabio Luisi est un chef d’orchestre italien, né à Gênes le 17 janvier 1959. Il dirige le Requiem de Verdi et l’orchestre symphonique du Danemark.
L’artiste dit : «Mon objectif : sublimer le geste pour donner naissance à de nouvelles représentations artistiques où est remise en question la frontière entre figuration et abstraction (…). Les vidéos originelles subissent des transformations colorimétriques, spatiales et temporelles : les couleurs superflues sont éliminées pour ne garder que celles essentielles à la composition, les corps sont démultipliés pour créer de nouveaux motifs à l’aide de jeux de miroirs, les vidéos originales sont ralenties, les différentes itérations des acteurs décalées dans le temps, et un effet de trace prolonge l’instant passé. Les bandes-son originales sont conservées mais subissent les mêmes déformations temporelles que les images.»
http://franetjim.free.fr/jim.html
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Un bocal à poissons comme métaphore du monde fragile et interconnecté dans lequel nous vivons. Trois poissons rouges y nagent paisiblement, figures d’innocence et d’harmonie. Le bocal est passé doucement de main en main, ce qui connote la coopération et le respect mutuel ; cependant, au fur et à mesure, les personnes tenant le bocal, deviennent possessives et agressives, transformant cet échange paisible en chaos. La lutte pour le contrôle s’intensifie, jusqu’à la chute du bocal qui se brise sur le sol. Sa rupture exprime la destruction de l’harmonie et de la stabilité causée par la cupidité et l’ego humains. Le film accuse les conflits et la quête du pouvoir de mener à la catastrophe, nous exhortant à valoriser la coopération, le respect et la compréhension afin de protéger notre monde commun.
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A fishbowl as a metaphor for the fragile, interconnected world we live in. Inside, three goldfish swim peacefully, symbolizing innocence and harmony. At first, the bowl is gently passed between hands, showing cooperation and mutual respect. But as the story progresses, people become possessive and aggressive, turning the gentle exchange into chaos. The struggle for control intensifies, leading to the bowl slipping and crashing to the ground. Its breakage represents the destruction of harmony and stability caused by greed and human ego. The film highlights how conflicts and the pursuit of power can lead to catastrophe, urging us to value cooperation, respect, and understanding to protect our shared world.
https://christianniccoli.com/
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L’amertume, une rencontre intime entre deux paires de mains, l’une noire et l’autre blanche. Liées par des tissus wax noués, elles s’engagent dans un patient travail de libération. Chaque geste, empreint de tendresse et de délicatesse, tente de défaire ce qui entrave, de délier sans brusquer. Le wax, porteur d’une histoire et d’une mémoire collective, devient à la fois symbole de lien et d’attachement, mais aussi matière de réconciliation possible.
Avec « Amertume » comme titre, l’artiste convoque l’idée d’un héritage douloureux, inscrit dans les corps et les relations, mais que le soin mutuel et la volonté de se délier transforment en un acte d’espoir. Il invite à une méditation visuelle et sensible sur la fragilité des gestes de réparation, sur la possibilité de dépasser les nœuds de l’Histoire à travers l’attention réciproque et la bienveillance partagée.
http://galerie-gounod.com/artistes/oeuvres/7088/moussa-sarr
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Troubad fait de ses mouvements la source d’énergie de sa musique jouée avec de vieux jouets cabossés, rendus fous par l’électricité qui les traverse; ils la rendent palpable, directement audible dans un slow-tech.
Digestion du traumatisme de ma guitare-manette, ayant vu ses ancêtres jetées dans un volcan, elle se figure leur conception, par des petites mains d’humains et de machines attentives. Toutes ces modifications de la matière, ces efforts, finies dans la lave et elle qui sert encore. Encore longtemps ?
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Michel Depatie a une pratique artistique depuis plus de 20 ans. Son travail, principalement axé sur la photographie, la gravure, la vidéo et l’installation a été exposé à de nombreuses reprises tant au Québec qu’à l’étranger. Son travail pose une réfexion sur nos pratiques perceptives et les relations du spectateur à l’image. Il a réalisé de nombreuses installations vidéos alliant poésie et danse. Il expérimente depuis 2021 les pratiques flmiques immersives et la réalité augmentée en les intégrant à des projets multidisciplinaires.
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Karyna Baratava est une citoyenne biélorusse résidant actuellement en Pologne.
En 2023, elle obtient un master en arts médiatiques à l’Académie des arts de Wroclaw et organise son exposition solo Zolf en juillet de la même année. Elle s’appuie sur sa thèse de master portant sur le contrôle patriarcal du corps des femmes à travers les pratiques capillaires, l’épilation en Occident et le port du voile en Orient, en se basant sur des recherches théoriques en sociologie, psychanalyse et culture visuelle. Elle s’inspire de son expérience personnelle sur une plage réservée aux femmes iraniennes, et crée une œuvre vidéo intitulée Zolf, une installation, The Docile Body et un portrait cyanotype nommé Patriarchal Portrait. Ces œuvres reflètent les thèmes de la surveillance, de la discipline et de l’invisibilité.
Zolf reconstitue un espace interdit derrière une clôture, en combinant des images mises en scène, de la modélisation 3D et de la poésie iranienne. The Docile Body visualise la soumission à travers des perruques suspendues, évoquant l’absence et le contrôle. Patriarchal Portrait utilise du papier fait main dans lequel des cheveux ont été incrustés pour explorer la mémoire et l’effacement liés au genre. Le projet fusionne la théorie critique et la pratique médiatique pour examiner comment l’identité féminine est façonnée et contrainte à travers les cultures. Ces dernières années, Karyna Baratava a été active dans les domaines du théâtre et de l’art vidéo. Elle participe à plusieurs expositions en tant qu’artiste vidéo, notamment Random Check (Wroclaw, 2022, 2023), Don’t Make Yourself at Home à la MD_S Gallery (Wroclaw, 2023) et Limbo à Projektownia (Wroclaw, 2023). Elle collabore en tant qu’artiste vidéo avec le Théâtre Kryly Khalopa (Biélorussie) et le Théâtre social biélorusse (ECLAB).
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Après une licence de Mathématiques, un master de Philosophie des Sciences et un master en Création Audiovisuelle, Samuel Brien a commencé à se plonger dans les métiers de l’image, en naviguant entre plusieurs univers : la vidéo de vulgarisation scientifique, le court-métrage de fiction, le documentaire, la photographie, et pour la première fois avec le projet Murmurations, l’installation.
« Bien souvent, un projet artistique est susceptible de se dessiner à mes yeux dès lors que j’entrevois la possibilité de faire vaciller en moi, au moins momentanément, l’exiguïté des rapports que j’entretiens avec le monde. » Dans une démarche qui emprunte beaucoup à la science, Samuel Brien aime les processus qui bousculent nos certitudes, nos convictions, pour, à travers l’acte créatif, faire émerger de la complexité et de nouvelles manières d’appréhender ce qui nous entoure.