Vendredi 13 mars 2026, 14h-18h
ENSAV
56 Rue du Taur, 31000 Toulouse | Métro : Jeanne d’Arc | ÔVeloToulouse : Périgord
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Photographies et Impressions UV sur cuivre
Entrée libre et en présence d’artistes
Exposition du 16 mars au 31 mars, du lundi au vendredi (13h-18h)
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Pascal Fayeton – Nuit Caniculaire, 2025, Photographie (FR – Toulouse)
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Anthoniy Val – Rejected (beta), 2025, impression UV sur plaque de cuivre (FR – Toulouse)
Vendredi 13 mars 2026, 18h30
Studio Astorg
16 Rue des Changes, 31000 Toulouse | Métro : Esquirol | ÔVeloToulouse : Place Esquirol
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Vernissage
Entrée libre et en présence d’artistes
Exposition du 18 mars au 28 mars, du mercredi au samedi (13h-18h30)
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Véronique Brill – La Terre, le Temps et la Mémoire, 2026, Photographie (FR – Toulouse)
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Claire Courat – Noyade mentale, 2025, Photographie (FR – Toulouse)
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Ma photographie chatoyante représente une Transition qui s’inscrit depuis plus d’une décennie comme un discours.
Je souhaite montrer l’impact de la chaleur sur les murs et les corps, pour mettre en évidence le phénomène de surchauffe. Le procédé est une sorte de négatif couleur et fait penser à l’imagerie thermique des bâtiments.
Les orientations mondiales de l’urbanisation de nos villes mettent à profit « une science des villes » (Programme des Nations Unies*).
Les nouveaux quartiers deviennent une ligne de rencontre de différents horizons d’activités économique, scientifique, sociale… (Bruno Latour**).
4 thèmes, dont sont extraites les images, structurent ma recherche visuelle:
La climatologie urbaine (monitoring, modélisation et prévision)
Une architecture Avec ou Contre le soleil ? (Adaptation du bâti)
Où sont les vulnérabilités ? (Conditions du vivant)
Quelles sont les stratégies ? (Usages et urbanisation)
Exposition autoproduite par l’artiste, en collaboration avec la climatologue Julia Hidalgo du LISST-CNRS Université Jean-Jaurès.
* Programme des Nations Unies, Habitat III, signé à Quito, Équateur, 2016
** Bruno Latour, Le Parlement des choses, Écologie politique, n° 10, été 1994, repris dans Écologie & politique 2018/1 (N° 56), Éditions Le Bord de l’eau.
https://www.pascal-fayeton.fr/
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Rejected (beta) est une série d’images issues d’un réseau de neurones antagonistes génératifs (GAN) entraîné sur le dataset ImageNet Mini. Plutôt que de retenir les productions validées par le Discriminateur – celles jugées « réussies », « vraisemblables » ou « apprises » – le projet s’attache aux images rejetées : les résidus de l’apprentissage, les fragments défaillants du visible algorithmique. Ces images « mal notées », « rejetées », ou encore «discriminées » par le Discriminateur constituent une forme d’archive de l’erreur, une collection de tentatives infructueuses, de naissances avortées dans le flux machinique de la vision artificielle. Imprimées sur des plaques de cuivre, ces images prennent un relief paradoxal où la matière noble, historiquement associée à la gravure, à la reproduction et à la diffusion de l’image, accueille ici des formes instables, incertaines, parfois illisibles. Mais le cuivre est aussi l’un des matériaux fondamentaux de l’électronique contemporaine, conducteur privilégié de l’information numérique, élément central des circuits imprimés et des infrastructures informatiques.
En choisissant ce support, Rejected (beta) superpose deux régimes d’image : celui de la gravure artisanale et celui du calcul algorithmique. Le cuivre devient alors le lieu d’une résonance entre l’histoire technique de l’image et celle de l’intelligence artificielle.
Ce transfert symbolique transforme la plaque de cuivre en interface critique puisqu’elle matérialise la tension entre le visible et le calculable, entre l’erreur d’un algorithme et la trace sensible qu’elle laisse sur un support chargé d’histoire. Le cuivre devient ainsi le révélateur matériel d’une esthétique du rejet, une mémoire conductrice de l’échec algorithmique.
Le titre Rejected (beta) souligne cette tension entre l’expérimentation technologique et la valeur esthétique. Il évoque à la fois le vocabulaire du développement logiciel – la version « bêta », non finalisée – et celui de la sélection artistique. Ces images ne sont pas seulement les rebuts d’un réseau neuronal, mais les témoins d’un apprentissage en cours, d’une intelligence encore hésitante, en train de se faire.
Ainsi, Rejected (beta) interroge la manière dont les systèmes d’intelligence artificielle apprennent à « voir », à « évaluer » et à « rejeter », révélant, en creux, nos propres critères de reconnaissance, de beauté et de validité. Le projet met en lumière ce qui échappe au filtre du Discriminateur, pour en faire le coeur même de l’oeuvre.
https://www.instagram.com/anthoniyval/
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Tour à tour oiseau, sujet de curiosité, balloté dans l’immensité de l’Océan, rêveur, empreint de nostalgie, parfois joueur, j’ai baladé le Livre au gré de mes voyages, au travers des 4 éléments et des saisons.
Passeur de nos connaissances, de nos découvertes, témoin de notre Histoire autant que de nos folies humaines, le Livre atteste d’une Terre nourricière qui endure les mauvais traitements qui lui sont infligés mais qui aussi rue avec la brutalité rageuse de ceux qui ont trop longtemps fait acte de patience.
https://www.veroniquebrill.fr/
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Noyade mentale cherche l’invisible et à l’intangible, en figurant ce qui ne peut être vu ni touché, mais qui habite intensément l’expérience humaine : une sensation diffuse, troublante, celle de la perte de soi. Ce n’est pas une disparition brutale, mais un effacement progressif, presque silencieux, comme si l’identité se diluait lentement dans un espace sans contours.
Le corps n’y est plus un repère stable mais englouti, absorbé, comme aspiré par un vide ou un fluide mental. Les limites physiques floues, incertaines. La chair se confond, les formes se dérobent. C’est une noyade intérieure, lente, étouffante, non pas dans l’eau, mais dans un espace mental aliénant, abstrait, où le réel perd sa consistance.
Il y s’agit de rendre visible l’état de dérive identitaire, cette impression d’étrangeté à soi-même, de flottement, de glissement hors de son propre corps. en interrogeant la frontière entre ce qui est perçu et ce qui échappe, entre la présence physique et l’absence intérieure.
https://www.instagram.com/claire.arrtt/?hl=bg