Jeudi 26 février 2026
ENSAV
Entrée libre
56 Rue du Taur, 31000 Toulouse | Métro : Jeanne d’Arc | ÔVeloToulouse : Périgord
Séance Prémices, 16h
Les Prémices ou comment lancer le «la» de la 29e édition des Rencontres Internationales Traverse ! Les films — tous divers — certains amoureux de la pellicule, de sa picturalité allant jusqu’à l’irradiation, de sa malléabilité capable d’ébaucher des traversées de ville en poème ou en maelstrom d’images catapultées, quand d’autres s’aventurent en IA et ce, sans abandonner le footage, choisissant parfois l’eau comme motif.
« La nature n’est pas uniquement ce qui est visible à l’œil – c’est aussi les images que l’âme s’en est faite » – Edvard Munch
J’ai développé une pratique analogique qui se fonde sur la pellicule ancienne.
Au départ, c’est mon intérêt pour la plasticité et le pictural qui m’a entraîné vers ces vieilles pellicules dont je quêtais les imperfections, les craquelures, l’instabilité, et sa vibration, plus mystérieuse tranche avec la netteté du numérique.
En impressionnant ces pellicules magiques, au pouvoir presque divinatoire, je cherche le revers négatif du réel.
Il a fallu raconter les gestes
La disparition des insectes
Les pare-brises propres
l’absence de bleu
Le feu
nuée est un geste, initié en compagnie de l’artiste Gaëlle Rouard, trace d’une vidéo ayant capté une performance actuée par Adèle Tourte, Gaëlle Rouard et Julie Balguerie à Lussas en 2023. Avec la composition sonore de Kefren Rivera et Julie Balguerie.
Mûr, une animation abstraite, créée à la main, explore la temporalité trans. Quand peut-on dire qu’une personne est devenue trans? Existe-t-il un point de maturité trans ? Cette œuvre abstraite répond à un poème de Sallie Fullerton et évoque la collectivité dans le devenir trans.
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Ripe is a short hand-made abstract animation film that explores the theme of trans temporality. When can it be said that one has become trans? Is there a point of trans ripeness? The abstract visual work responds to a poem by poet Sallie Fullerton and gestures towards collectivity in trans becoming.
Des fragments de films abstractivés et travaillés manuellement se métamorphosent en un paysage graphique, à la fois macabre et cyclique, où des acteurs, prisonniers du film, assistent au chaos qui s’étale tandis qu’ils sombrent dans un tourbillon de celluloïd.
Kaleidosprocket poursuit une exploration expérimentale de la reconfiguration de pellicules abandonnées, délabrées et orphelines en collages complexes, réalisés à la main, en récits fragmentaires et ambigus.
Des films 35 mm, 16 mm, standard et Super 8 mm sont montés, collés et fusionnés en une série de dix collages physiques de celluloïd, avant que l’animation image par image numérique ne leur redonne vie sous une nouvelle forme.
La bande-son est construite et arrangée à partir d’improvisations live, d’enregistrements de terrain et de documents audio trouvés.
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Disembodied movies fragments mutate into a handmade lurid looping graphical landscape where captive movie actors witness the ensuing disorder as they descend into a celluloid maelstrom.
‘Kaleidosprocket‘ continues an ongoing experimental exploration of reconfiguring abandoned, decaying and orphaned celluloid material into complex hand-built collages with ambiguous fragmentary narratives.
35mm, 16mm, standard and super 8mm gauge films are hand edited, taped and fused together into a series of 10 physical celluloid collages, before digital stop motion brings the material back to life in its new incarnation.
The soundtrack is constructed and arranged from improvised live performances, field recordings and found audio material.
Cette courte œuvre vidéo réinvente le tableau du XVe siècle intitulé Saint Elizabeth’s Day Flood[i] (L’inondation du jour de la Sainte-Élisabeth), à la fois comme traumatisme historique et présage contemporain. Combinant des images générées par l’IA inspirées du tableau et des séquences vidéo modernes, le film efface les frontières temporelles : des églises gothiques côtoient des tours de verre, des villageois rament à côté d’androïdes, et des eaux boueuses déferlent à la fois sur des villes anciennes et des horizons contemporains.
À travers des oppositions saisissantes, Echoed in Water réfléchit à la violence répétée des catastrophes climatiques provoquées par l’homme. La fusion des époques suggère non seulement la continuité de la vulnérabilité environnementale, mais aussi la manière dont les progrès technologiques ont non seulement échoué à nous protéger contre la colère de la nature, mais ont également contribué à l’aggraver. Le passé médiéval, autrefois considéré comme lointain et sans rapport avec nos vies, devient le miroir de nos angoisses actuelles, d’autant plus que la montée des eaux, la destruction des infrastructures et les bouleversements écologiques font désormais partie de notre quotidien.
Cette œuvre offre une réflexion visuelle sur la fragilité, la mémoire et le mythe du progrès. Elle n’est pas seulement une éloge funèbre pour les victimes de la noyade, mais aussi un avertissement : l’histoire, comme l’eau, finit toujours par revenir.
Les deux panneaux représentant l’inondation de la Saint-Élisabeth illustrent la catastrophe du 19 novembre 1421 (jour de la fête de Sainte-Élisabeth). Le panneau de droite, plus complexe, présente un langage visuel unique, caractérisé par des perspectives et des proportions déformées. Il représente plusieurs histoires simultanément, qui construisent le récit global de l’événement. Ces caractéristiques intrigantes servent de modèle et de point de départ à une enquête visant à traduire et à transformer le tableau en un scénario qui anime une image des catastrophes écologiques passées et présentes.
[i] L’inondation de la Saint-Élisabeth, Meester van de Heilige Elisabeth-Panelen, vers 1490 – vers 1495.
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This short video art piece reimagines the 15th-century painting, Saint Elizabeth’s Day Flood[i], —as both historical trauma and contemporary omen. Combining AI-generated shots inspired by the painting with modern video footage, the film collapses time: Gothic churches stand beside glass towers, villagers row past androids, and muddy floodwaters surge through both ancient towns and contemporary skylines.
Through haunting juxtapositions, Echoed in Water reflects on the repeated violence of human-induced climate disasters. The merging of eras suggests not only the continuity of environmental vulnerability but also how technological advancement has not only failed to safeguard against nature’s wrath but also contributed to it. The medieval past, once seen as distant and irrelevant to our lives, becomes a mirror for our present anxieties—especially as rising seas, broken infrastructures, and ecological displacement become daily realities.
The work offers a visual meditation on fragility, memory, and the myth of progress. It is not only an elegy for the drowned but also a warning: history, like water, finds its way back.
The Saint Elizabeth’s Day Flood two panels depict the flood on November 19th 1421 (the feast day of Saint Elizabeth). The right panel, which is more complex, has a unique visual language of distorted perspectives and proportions. It depicts multiple stories simultaneously, which construct the overall narrative of the event. These intriguing features serve as a template and starting point for an investigation aiming to translate and transform the painting into a storyboard that animates a picture of past and present ecological catastrophes.
[i] The Saint Elizabeth’s Day Flood, Meester van de Heilige Elisabeth-Panelen, c. 1490 – c. 1495.
Hiver 2025. Belgique – lieu inconnu.
Notes vidéo d’un voyage à vélo de sept jours.
Seuls le vent, la pluie, le pédalage et des lieux abandonnés, où le cinéaste passe son temps ou dort.
Winter, 2025. Belgium—unknown.
Video-notes from a seven-day bicycle tour.
Only wind, rain, pedaling, and abandoned places,
where the filmmaker spends his time or sleeps.
SPEECHLOSS, l’espace filmique en est traversé par des êtres solitaires, des figures en décalage et en quête de sens. Dans une ambiance maritime et étrange, court une joggeuse, chante un bodybuilder, se dévisagent des chiens et passe un étrange organe géant. Chacun.e d’eux, le long de quatre tableaux où soufflent le vent et un puissant désir de se dire vivant, porte la trace IA abandonnée, en attente d’activation, dont les gestes n’ont que le vent pour témoin.
Maspeth is America est une complainte semi-fictive de la classe ouvrière capturée dans les zones industrielles périphériques de New York, un no man’s land traditionnellement occupé par des diasporas en mouvement et des travailleurs pauvres, incluant les ancêtres des cinéastes. Tourné en noir et blanc sur Super 8, le film fait écho aux sentiments d’un ouvrier qui passe une nouvelle journée à travailler dans un cycle sans fin de travail générationnel.
Maspeth is America is a semi-fictional working class lamentation captured on the outskirt industrial areas of New York City – a no man’s land traditionally occupied by shifting diasporas and the working poor, including the filmmakers’ ancestors. Photographed on black and white Super 8, the film reverberates the sentiments of a worker grinding away another day in a never-ending cycle of generational labor.
Kingdom Plantae, fiction spéculative, imagine un avenir dans lequel l’humanité a disparu après avoir irréversiblement perturbé l’équilibre de la Terre. La nature, changée par l’anthropisation et contaminée par la technologie, vit sous une forme hybride : des écosystèmes reconstruits à partir de données et de pixels, des plantes luminescentes réduites à des simulacres, maintenues en vie par un générateur sur une plateforme naturelle/artificielle.
Née d’une collaboration entre les humains et l’intelligence artificielle, le film remet en question les perceptions anthropocentriques de la réalité et bouleverse les classifications biologiques traditionnelles, offrant une vision fluide de la biodiversité menacée. Au-delà de la dystopie, la vidéo devient un poème visuel où la nature et la technologie s’entremêlent dans un cycle de mutation et de régénération. Citron et Lunardi combinent écriture numérique, sons artificiels et fragments fossilisés pour créer des paysages suspendus entre le passé et le futur, évoquant un monde post-humain en constante évolution.
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Kingdom Plantae is a work of speculative fiction envisioning a future in which humanity has vanished after irreversibly disrupting Earth’s balance. Nature, marked by anthropization and contaminated by technology, re-emerges in a hybrid form: ecosystems reconstructed through data and pixels, luminescent plants reduced to simulacra, kept alive by a generator on a natural/artificial platform.
Born from a collaboration between humans and artificial intelligence, the piece challenges anthropocentric perceptions of reality and subverts traditional biological classifications, offering a fluid vision of endangered biodiversity. Beyond dystopia, the video becomes a visual poem where nature and technology intertwine in a cycle of mutation and regeneration. Citron et Lunardi combine digital processing, artificial sounds, and fossilized fragments to create landscapes suspended between past and future, evoking a posthuman world in constant evolution.
The Sun Through Trees s’écrit avec des fragments empruntés au téléphone portable de l’artiste et filmés à Minsk, par lui-même en 2020 lors de la Marche pour Les Libertés du 16 août ainsi que lors d’un voyage de groupe avec d’autres artistes à la ferme Kaptaruny, à l’occasion d’une séance de peinture en plein air à l’automne 2020. En outre, l’artiste a retenu des bribes de vidéos sans relation, ainsi que des plans pris par inadvertance lorsqu’elle avait oublié d’éteindre son téléphone. Le film est, par ailleurs, projeté sur l’écran cassé de son téléphone portable. Le film fait référence aux événements survenus en Biélorussie, aux manifestations de protestation et aux arrestations, comme autant d’indices de la vision personnelle de Zhanna Gladko sur ces événements.
Les mots « Cinéma » et « Kinésithérapie » proviennent de la même racine grecque «Kinèma » qui signifie « mouvement ».
Le cinéma vous permet de voir des images en mouvement.
La kinésithérapie soulage la douleur et la tension dans les mouvements de notre corps. Brouillant la limite entre réel et imaginaire, « KINEMA » communique des sensations visuelles, auditives et de multiples émotions afin de permettre au public d’en prendre conscience.
« Notre corps est le bateau qui nous transportera de l’autre côté de l’océan de la vie. Tu dois t’en occuper. » Swami Vivekananda.
Signaux réglementaires filmés en 16 mm avant d’être traités à la main avec du caffenol et soumis à une corrosion analogique et numérique alors que le son a été enregistré et manipulé à l’aide d’un géophone et de micros de contact. Ainsi EOJ réinvente-t-il l’anxiété provoquée par l’hypersensibilité à la caféine et la pression du conditionnement social. Il présente l’hypersensibilité non pas comme une faiblesse, mais comme une résistance, redirigeant l’énergie chaotique vers l’intérieur, vers un esprit rebelle qui défie la discipline du corps moderne.
Regulatory signs shot on 16mm, hand-processed with caffenol, and subjected to both analog and digital corrosion. Sound recorded and manipulated through geophone and contact mics. EOJ reimagines the anxiety induced by caffeine hypersensitivity and the pressures of social conditioning. It frames hypersensitivity not as weakness, but as resistance, redirecting chaotic energy inward to a disobedient mind that defies the discipline of the modern body.
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