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ACTIONS  Galerie Ombres Blanches

   dit la maison, non seulement le bâtiment mais le lieu, les terres mais aussi la demeure voire les
   membres de la famille. Un simple rappel si l’écologie scientifique étudie l’interaction entre les
   organismes et l’environnement ; vulgarisée, l’écologie s’inquiète de la responsabilité de l’homme
   envers sa maison-terre, de l’ampleur des actions humaines sur le reste du vivant.
   La Genèse distingue le monde des hommes faits à l’image de Dieu et les animaux et les végétaux
   qui « sont agréables à voir et bons à manger ». Xavier Bichat, mort à 31 ans en 1802, chirurgien,
   psychologue, médecin, pathologiste, physiologiste, anatomiste, histologue, thérapeute
   chercheur, pratiquant l’autopsie, il se pencha sur la matière dont est fait l’homme, l’observant,
   l’analysant, il comprit que la vie est tension, toujours se faisant. Lui intelligence fulgurante qui
   rédigea Recherches physiologiques sur la vie et la mort, dont se répète : « La vie est l’ensemble des
   fonctions qui résistent à la mort », pense aussi « on dirait que le végétal est l’ébauche de l’animal ».
   En effet l’époque n’était pas, encore, à penser l’homme en réciprocité avec son environnement.
   La pensée, l’art sont influencés par l’ontologie d’une époque / le mode d’être au monde.
   Rapidement évoquer, Hegel penseur de l’Histoire, qui reconnaît que l’art, que « son génie » est
   d’être le témoin de l’esprit des civilisations; il écrit dans le Cours d’Esthétique : « C’est dans les
   œuvres d’art que les peuples ont déposé leurs conceptions et leurs représentations intérieures
   les plus substantielles ».
   Philosophe contemporain, spécialisé en préhistoire, Philippe Grosos a intelligemment exposé
   comment la rupture s’est produite lors de la néolithisation. Il éclaire précisément selon les
   inventions et les avancées archéologiques, la différence entre l’ontologie de type participatif
   homme-animal du Paléolithique récent de celle de type présentiel lors de la néolithisation
   entraînant la focalisation sur l’homme. L’homme auquel s’intéresse au IVe avant le présent/AP, la
   philosophie naissant en Grèce.
   zôon en grec, l’être vivant, l’animal, zôn, ce qui est vivant et zaô, l’être vivant… nous avons gardé le
   zoo et la zoologie. L’homme est un vivant parmi les vivants.
   Homme de humus latin, la terre que divers mythes fondateurs font souvent modeler par le Dieu.
   L’homme est issu de la terre comme les plantes mais désormais on dit aussi « ne reste pas planté
   là », devant l’immobilité de certains ou on « plante un clou » ce qui atteste de son implantation !

   L’écocréation repense la place des vivants ; elle déplace l’humain du centre des représentations,
   qu’il « gagna » autour du VIIIe millénaire AP et autour duquel tout prit sens. Un nouveau mode
   d’être au monde engage la place de l’homme dans son environnement. Une autre ontologie.
   L’esprit du temps change et l’art en est le révélateur.
   Fin du second âge de fer, la tragédie et la philosophie naissent : l’humain préoccupé par lui-même,
   se pense « qu’est-ce que l’homme ? ». L’homme devient le lieu du dévoilement du réel, celui
   par lequel les vivants apparaissent et prennent sens. Ce rapport au monde des populations de
   chasseurs-cueilleurs renverse la « tradition » de l’art dit préhistorique du Paléolithique récent, en
   privilégiant la figure et l’activité humaines. Les végétaux rarement figurés, ne le sont que comme
   activité humaine.
   Début du XXIe siècle, la fleur, la plante, l’arbre essaiment.1 cf. page 275
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