Page 276 - Catalogue 2026
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ACTIONS Galerie Ombres Blanches
Galerie Ombres Blanches
Rencontre : Les arbres parlent et l'art parle « arbre »
en présence de Simone Dompeyre, Chloé Mossessian et Hank Mittnacht
UN CINÉMA DE RÉANIMATION
« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » – Hölderlin
et
« Comme un pavot, dans un jardin, jette sa tête de côté,// alourdi par le fruit et les pluies des vents
printaniers // de même il (Gorgythion) penchait sa tête alourdie par le casque. »
– L’Iliade,VIII, 306-308,
Ecocinéma, l’appellation ne désigne pas un mouvement concerté par un groupe constitué mais
une approche du cinéma qui revient aux préoccupations de ce qui, fin des années 1960, était
qualifié de « cinéma élargi ».
Alors, hormis certains laboratoires et quelques artistes mais non des moindres, américains et
anglais, s’inquiétaient de la manière de faire film. En Grande-Bretagne, le Landscape Film, la
dénomination vient en 1975, du critique anglais Deke, pour circonscrire la tendance structurelle
de certains cinéastes britanniques à lier perception et méthode d’enregistrement du paysage.
Il cite Chris Welsby, affilié à la London Filmmakers’ Coop, qui cherche la « matérialité sensuelle
» du paysage et au montage, une durée objective : les films suivent les cycles naturels du soleil,
de la nuit, des saisons, des équinoxes, etc. Pour exemples : L’île de Wight l’estuaire : 35 et 16 mm,
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