Page 275 - Catalogue 2026
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Église du Gesù ACTIONS
communication, l’art et c’est en cela qu’il est utile c’est
que c’est aussi ce qui nourrit la pensée, l’esprit.
Edoardo Mulato (The Altarpiece, Atelier Ombres
Blanches, cf. page 188 / I See You, Les Abattoirs, cf. page
146 avec la traduction d'Anthoniy Val) : L’art c’est comme
une nécessité, une nécessité qui vient de l’intérieur. Et
une nécessité de l’âme, ce n’est pas quelque chose qui va
forcément venir par la pensée mais vraiment de l’âme.
Pour lui justement ce concept d’âme existe, c’est ce qui va
au-delà du corps. Dans son cas c’est souvent de la mémoire,
des souvenirs, qu’à un moment, il a besoin d’expulser sous une forme matérielle, sous une forme.
Il lui est difficile de vraiment expliquer un processus, disant que cela relève plus de la magie et que
parfois, c’est mieux de ne pas questionner.
Fulvia Nicolini (Poser les apparences, ENSAV, cf. page 182) : Moi, souvent, je suis dans le flou ;
quand j'ai une idée, c'est comme tu le disais, c'est vraiment... C'est l'urgence, quoi. L'urgence,
comme les petits morceaux que j'assemble, des petits bouts que j'assemble pour faire un autre truc
et qui forment un travail que je fais depuis des années. Mais je n'ai pas vraiment d’idée préconçue
au départ. C’est vraiment... C’est flou, c’est flou et puis quand l'urgence arrive, et que l'image
arrive, et que le sens vient... Parce que je ne sais pas travailler si je n’ai pas de sens dans ce que je
fais, dans mon travail. Là, je fais soit un film, soit une installation vidéo projetée sur des bandes de
gravure. Il y en a sept de sept mètres de long et sur chaque bande, 70 gravures de 10 cm sur 10 cm.
En fait, comme je le disais, c'est les fragments, et là c’était sept mètres de vie en rose et chaque
bande a son utilité et le titre c’est Poser les Apparences.
Croiser les paroles, répondre à ce désir répété des artistes d’avoir le temps pour eux, pour
s’entendre avec les leurs. Sans projet de théorisation.
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